lundi 2 juillet 2018

Falling for Innocence

Kang Min-Ho, un homme d’affaires impitoyable, travaillant pour Golden partner, une entreprise de rachat de sociétés en faillite, décide de récupérer Hermia créée par son père et que son oncle s'est approprié d'office à la mort de son frère, écartant ainsi la veuve de l'héritage. Comme son père, Kang Min-Ho, souffre d'une maladie cardiaque et son docteur vient de lui apprendre qu'il n'a plus qu'un mois à vivre à moins d'être transplanté. Tandis que Hermia est en difficultés financières à la suite d'un sabotage dans l'usine (fabrication de produits de beauté), Min-Ho débarque avec son équipe chez Hermia et il rencontre Kim Sun Jeong, qui est la secrétaire de direction. Sun Jeong est fiancée à Ma Dong Wuk, un policier. Elle, Ma Dong et Jun Hee, qui est l'avocat de la compagnie Hermia, sont 3 amis inséparables depuis plus de 20 ans. Tandis que Dong Wuk succombe à la suite d'un accident de voiture, Min-Ho a une enième crise cardiaque ; Min-Ho est alors transplanté avec le coeur de Dong Wuk (il ne le sait bien sûr pas tout de suite). Peu à peu, son caractère change, il est capable d'empathie, lui qui ne ressentait que du ressentiment, et est attiré de manière incompréhensible par Sun Jeong pour qui il ne ressent que du mépris car c'est la fille de l'homme qu'il rend responsable de la "prise" de l’entreprise familiale par son oncle (raisonnement injuste car elle n'y est pour rien dans la reprise de Hermia par l'oncle "véreux"). Tandis que Sun Jeong porte le deuil de Dong Wuk, Jun Hee qui est secrètement amoureux d'elle l'entoure de menues attentions et envisage même de lui déclarer sa flamme et de l'épouser. Parallèlement à toutes ces histoires, la police découvre que Ma Dong Wuk était sur le point de découvrir l'auteur du sabotage et qu'il aurait été tué à cause de cela. Ce qui n'était au départ d'un banal accident de la route avec délit de fuite se transforme en enquête pour meurtre. 
 
Après cette entrée en matière qui semble complexe, vous comprendrez qu'il s'agit là de plusieurs thèmes abordés, peut-être un peu trop :
- la malformation de naissance et le don d'organe
- la spoliation de société au sein d'une famille (alors que les coréens sont censés protéger celle-ci)
- les accidents de voiture (nombreux en Corée) et les délits de fuite
- l'espionnage industriel et le recours au sabotage pour faire chuter la valeur d'une entreprise
- le rachat de société avec des moyens peu recommandables pour arriver à ses fins
- le triangle amoureux, ici un quatuor (le 4ème étant le coeur résilient)

mais qu'au final, j'ai tenu bon et apprécié car il a beaucoup d'humour malgré les tragédies des uns et des autres. C'est vraiment une comédie dramatique, servie par de bons acteur, Kim So Yeon (vue dans I need romance) est impeccable et offre avec Jeong Gyeong Ho un couple atypique qui se construit presque d'une façon "surnaturelle" (je ne pense pas qu'un coeur transplanté occasionne un amour soudain ni de changement de caractère !). L'ensemble forme une série à suivre assez enthousiasmante, surtout grâce à l'intrigue policière, mais 16 épisodes c'est tout de même trop long car il y a quelques petites redondances scénaristiques qui n'apportent pas grand chose au dénouement.

 

  • 순정에 반하다
  • en 16 épisdes d'1h
  • réalisateur : Ji Yeong Su
  • acteurs : Jeong Gyeong Ho (Min Ho, l'homme d'affaires)
  • Kim So Yeon (Sun Jeong, la secrétaire de direction)
  • Yun Hyeon Min (Jun Hee, l'avocat de Hermia amoureux de So Yeon)
  • Jin Gu (Ma Dong Wuk, le fiancé de Sun Jeong)

samedi 16 juin 2018

Love Rerun


Minami Sayaka est graphiste dans une entreprise de communication, à 30 ans elle est toujours célibataire car secrètement amoureuse de Ryosuke, un ami d'enfance un peu plus âgé qu'elle qui vit en couple et va prochainement se marier. A la suite d'une soirée, Sayaka se réveille dans l'appartement de Shohei, un homme séduisant qui lui annonce qu'ils vivent ensemble depuis 3 mois. Sayaka cherche à retrouver la mémoire disparue et les circonstances qui ont mené à cette amnésie. 
 
Si l'idée de départ était originale (le saut dans le temps) j'ai été vite désenchantée par le rythme de l'histoire qui s'empêtre hélas. 10 épisodes pour ça, je pense qu'un film d'une heure aurait largement été suffisant et plus percutant. Les acteurs ne sont pas exceptionnels (surtout pathétiques et passifs), l'actrice principale est drôle, c'est aussi à elle qu'il arrive une sacrée aventure ; disons que je me suis ennuyée plus que j'ai ri c'est dommage car il s'agit d'une comédie dramatique sur le thème des relations de couple et du monde du travail au Japon avec les éventuelles perspectives de pouvoir travailler à l’international.
  • un feuilleton de 2018 en 10 épisodes
  • vus en VOSTA (Japonais) 
  • réalisateur : Kyohei Fujimura
  • acteurs : Nakamura Anne (Sayaka), Furukawa Yuki (Machida Shohei) et Otani Ryohei (Ryosuke, l'ami d'enfance et amoureux secret)

Jurassic World : Fallen Kingdom


 

Benjamin Lockwood, un vieil ami et collègue de John Hammond embauche une équipe de 4 scientifiques spécialistes pour tenter de sauver quelques dinosaures prisonniers sur l'île Isla Nublar où un volcan en phase de réveil menace de les exterminer (de nouveau), et tenter de les acheminer dans un sanctuaire sécurisé. Lorsque l'équipe arrive, ils découvrent que les mercenaires qui sont à la manœuvre pour déplacer les dinosaures sont en fait prêt à tout pour récupérer certaines espèces dangereuses afin de les vendre aux enchères à de grandes puissances (militaires).

Sans surprise, j'ai adoré ! Je suis une inconditionnelle du roman que j'ai lu il y a maintenant longtemps ; "Jurassic Park et Le Monde perdu" de Michael Crichton que je recommande. Il est encore ici question de manipulation génétique : avec la création dans un laboratoire, et en secret, d'un dinosaure féroce l'Indominus Rex (soit-disant contrôlable par l'homme) qui pourrait être employé comme arme destructrice.
[Vous découvrirez également une autre "créature" issue de ce laboratoire].
Sans chercher à comprendre les invraisemblances du scénario, on passe un bon moment d'effets spéciaux, d'actions et de rires. Mention spéciale à "Blue" : le vélociraptor femelle dressée par Owen qui ferait presque fondre mon petit coeur. 

 

  • réalisateur : Juan Antonio Bayona
  • acteurs : Chris Pratt (Owen, le dresseur de vélociraptor), Bryce Dallas Howard (Claire, de l'association protectrice des dinosaures), Justice Smith (le "geek", bref celui qui maîtrise d'électronique et l'informatique), Daniella Pineda (Zia Rodriguez la paléo-vétérinaire). 

Le sens de la fête



Max, un organisateur d'événementiel spécialisé depuis trente ans dans les mariages est chargé de celui de Pierre et Héléna dans un magnifique château du 17ème siècle. Le client exigent a mis les moyens et Max a donc fait ce qu'il faut : recruté une brigade de serveurs, cuisiniers, plongeurs, quelques "extra " ; il a même réussi à suggérer au futur marié un photographe de ses amis (pas le meilleur), ainsi que l'orchestre d'animation de la soirée qui a remplacé au pied levé l'orchestre prévu décommandé à la dernière minute. Tout ce stress l'épuise (faire plaisir à la clientèle et faire plaisir à sa famille, amis et connaissances qui ont moins de "réseau" que lui et attendent de lui qu'il leur trouve un travail) et il songe fortement à "passer la main" et à revendre son affaire. Aussi, lorsque l'organisation du mariage est constamment bouleversée par une succession de contretemps, il n'est pas loin de penser qu'il a pris la bonne décision.


Contre toute attente (j'ai beaucoup de mal à apprécier les films comiques français en ce moment), j'ai beaucoup aimé cette satyre sociale qui nous plonge dans le weekend explosif d'un homme d'affaires confronté aux lubies des clients et la série de catastrophes qui s'enchaînent, compromettant le bon déroulement des festivités. C'est au final très drôle grâce aux jeux des acteurs et à la réalisation dynamique qui nous propulse dans les coursives du château, côté cour et côté jardin. Dommage que l'on soit obligé de subir quelques clichés habituels (adultère, divorce, alcoolisme, racisme,...).

♥Mention spéciale aux acteurs tamoul qui sont très drôles et au fond, les "philosophes" de toute cette aventure.

 

réalisateurs : Eric Toledano et Olivier Nakache
acteurs : Jean-Pierre Bacri : Max, l'organisateur de mariage
Jean-Paul Rouve : Guy, le photographe
Gilles Lellouche : James, l'animateur
Eye Haïdara : Adèle, l'adjointe de Max
Gabriel Naccache : Bastien, le stagiaire du photographe (très bien)
Benjamin Lavernhe : Pierre, le futur marié (excellent !)
Judith Chemla : Héléna, la future mariée

dimanche 27 mai 2018

My Husband Oh Jak-Doo


Seung Ju est productrice et a bien réussi sa vie mais, alors qu'elle approche la trentaine, elle se rend compte que son statut de célibataire ne lui facilite pas la vie au quotidien en l'empêche de disposer de promotions avantageuses. Un jour, elle retrouve la touriste canadienne qu'elle hébergeait morte dans sa maison et comprend que quelqu'un désire sa mort. Dans le même temps, on lui propose de filmer un reportage sur un certain Oh Hyeok, un mystérieux fabriquant de Geomungo "à l'ancienne" mais celui-ci vit retiré dans la campagne. Seung Ju décide de se rendre dans le village où se situe le terrain dont elle a hérité à la mort de sa tante ; elle découvre qu'un homme habite sur sa parcelle. Après l'avoir menacé d'expulsion, elle lui propose un marché : elle le laissera jouir du bois et des cultures en échange de devenir son époux ce qui lui assurera une certaine reconnaissance sociale. A la grande surprise de leur entourage respectif, la citadine Seug Ju épouse le paysan rustre Oh Jak Du, lesquels ne tardent pas à tomber amoureux, de leur différences mais aussi de leur sensibilité.

 

Ce drama a bien commencé malgré certaines situations exagérées comme "l'homme retiré dans la forêt depuis 15 ans qui vit entouré d'ajumma qui n'arrêtent pas de l'épier et de le surveiller ! Les scénaristes ne l'ont pas raté en lui donnant un air abruti ce qu'il n'est absolument pas (et on le verra dans le déroulement de l'histoire). Ce qui m'a plu surtout c'est que l'on parle d'un instrument traditionnel : le Geomungo (거문고), une sorte de cithare. La romance tient la route, les acteurs sont très attachants et romantiques à souhait. Malgré quelques longueurs de scénario (la série aurait largement pu être bouclé en 16 épisodes d'une heure ce qui est habituellement la norme des feuilletons que je regarde), la série est agréable à regarder et surtout bourrée d'humour. L'histoire devient plus intéressante au 12ème épisode lorsque le secret de Jak Doo est révélé. Bémol sur l'évolution de la relation amoureuse entre les acteurs principaux vraiment trop gnangnan et pas du tout réaliste pour un couple qui finit par s'aimer vraiment ; U-IE était bien plus touchante dans le drama "Marriage Contract" ici je l'ai trouvée souvent à "côté de la plaque", j'ai en revanche découvert l'acteur Kim Kang Woo, très bon acteur qui passe de "l'homme des bois" un peu bête en séduisant créateur de Geomungo, en digne héritier de son grand-père. Une série sur la condition des femmes en Corée, l'importance du statut social, mais aussi sur la transmission culturelle.

 

  • un feuilleton réalisé par de Baek Ho Min
  • 24 épisodes d'1h vus en coréen
  • avec U-IE (Seung Ju) et Kim Kang Woo (Oh Jak Du & Oh Hyeok)