lundi 27 juillet 2026

Miss Meadows (2014)

 


Mlle Mary Meadows (Katie Holmes) est une jeune femme atypique qui porte des vêtements très féminins démodés et qui aime marcher dans son quartier (pour ceux qui ne le savent pas très peu d'américains ont l'habitude de marcher, sauf pour promener son chien).
Son charme suranné cache une meurtrière qui n'hésite pas à se débarrasser des inopportuns qui méritent une dernière leçon avant qu'elle ne les envoie ad patres grâce à son mini pistolet semi-automatique qu'elle transporte partout dans son sac à main. Elle attire l'attention du policier (James Badge Dale) chargé d'élucider ces meurtres.
 
Une comédie noire assez intéressante sur la résilience d'une femme traumatisée qui se reconstruit en devenant la justicière sans émotion jusqu'à la rencontre avec celui qui saura lui faire aimer le monde tel qu'il est.

Human vapor (2026)


 

Après une mort affreuse, un jeune homme subit une transmutation occasionnelle sous une forme gazeuse qu'il utilise pour se venger des responsables de la catastrophe ayant été à l'origine de sa mort. Mais cet homme est-il en pleine possession de sa volonté ou bien est-il téléguidé ? Huit épisodes avec des retours en arrière explicatifs lèvent le voile sur cette revanche horrifique.

Deux personnes cherchent à découvrir le mystère de ce justicier hors norme : l'inspecteur Kenji Okamoto (Shun Oguri) et son ex, la journaliste Kyoko Kono (Yū Aoi) et leur piste est celle d'un centre d'insertion pour jeunes en perdition qui ont été utilisés comme des esclaves pour des expérimentations interdites parmi lesquelles aller s'approcher de la zone atterrissage d'une météorite 27 ans auparavant.

affiche du film de 1960
 

Adaptation d'un précédent film de science fiction japonais sorti en 1960, cette série illustre encore une fois les traumatismes du Japon face aux catastrophes géologiques ou dues aux expériences humaines. A réserver à un public averti car de nombreuses scènes horrifiques sanglantes.

dimanche 21 juin 2026

Kohrra : Brumes hivernales saison 2


L'inspecteur assistant Amarpal (Barun Sobti) travaille aux côtés de l'inspecteur Dhanwant Kaurasjit Garundi (Mona Singh) pour élucider le meurtre de Preet Bajwa qui a été retrouvée embrochée par une faux dans l'étable de la propriété de son père. 
 
Comme dans la saison 1, la réalisation de ce feuilleton est très bien faite : le jeu des acteurs est excellent, il y a du suspens, des révélations et des retournements de situation. La ville fictive de Dalerpura où se situe l'intrigue est en réalité la ville d'Amritsar dans le Penjab ou vit une grande communauté de Sikh (dans le Nord de l'Inde).
 
L'atmosphère est sombre, glauque, suintante de saletés, les personnages sont exsangues, la mise en scène alterne les scènes liées à l'enquête et celles de la vie privée des personnages : alcoolisme, douleur de la perte d'un enfant, adultère, folie, exploitation humaine, héritage, recherche de personnes perdues, de nombreux thèmes sont traités comme une analyse de la société indienne.
 
Une série qui n'a rien à envier aux productions américaines. A voir !
 

 6 épisodes de 60 minutes (vu en VO ST Français)

samedi 20 juin 2026

The Mandalorian and Grogu (2026)

Le mandalorien et Grogu font équipe pour traquer les criminels alliés aux seigneurs de guerre de l'Empire et vont chercher leurs ordres auprès de la colonelle Ward (Sigourney Weaver). Afin de réaliser leur prochaine mission qui consiste à retrouver un certain Coin, ils doivent trouver un moyen de libérer Rotta le fils de Jabba le Hutt. Au cours de cette mission, Grogu va pouvoir développer son pouvoir qui reste modeste mais qui promet. 

J'aime beaucoup l'univers du mandalorien ; bien que le film ressemble à un long épisode qui suit la série qui affiche à ce jour 3 saisons je me suis laissée emportée dans ces voyages qui oscillent entre humour et combats (beaucoup de combats !). Tout ce que je demande c'est pas trop de combats aériens et mon vœu est exhaussé.

Mystères au paradis


La série suit les enquêtes de l'inspecteur Humphrey Goodman (Kris Marshall ) qui revient au Royaume-Uni après une mutation sur l'île Sainte-Marie aux Antilles ; ayant retrouvé son amour de jeunesse Martha Lloyd (Sally Bretton), ils décident de se fiancer. Goodman prend connaissance de son petit poste de police local à Shipton Abbott dans le Devon, tandis que Marthe décide d'ouvrir un restaurant offrant de bons produits locaux. Ses méthodes de déductions peu orthodoxes vont d'abord surprendre ses collaborateurs mais porter ses fruits, à la grande surprise du quartier général qui aurait bien voulu fermer ce poste local pour ramener tout le monde en ville. 
 
Pas besoin de voir la série précédente "Meurtres au paradis" dans laquelle le personnage de l'inspecteur Humphrey Goodman joue de la saison 3 à la saison 6. Cet inspecteur est assez atypique, distrait mais méthodique à sa façon, il voit ce qui est invisible. Chaque épisode suit un même schéma : le meurtre, l'enquête et la reconstitution visuelle : c'est très bien fait car cela explique efficacement le déroulement des faits.

 

La série prend place dans la ville de Looe (Cornouailles)

 

  • 3 saisons à voir sur https://www.france.tv/
  • Nom de la série originale : Beyond Paradise (BBC)
  • vendredi 19 juin 2026

    Sidonie au Japon

     


    Reclue depuis la mort accidentelle de son mari (August Diehl), Sidonie (Isabelle Huppert) accepte l'invitation de Kenzo son éditeur japonais (Tsuyoshi Ihara) pour une série de dédicaces à travers quelques villes et atterrit à Osaka. Elle fait alors l'expérience du deuil de son mari par le biais d'apparition de son fantôme qui entame avec elle des conversations lui permettant de faire ses adieux et d'envisager une nouvelle relation.

    "Je me sens modifiée. Toute cette nouveauté me bouleverse."
     
    Je voulais voir ce film en salle mais je n'ai pas pu (faible distribution ! et il fut retiré bien rapidement) ; Arte le met en ligne en ce moment. C'est très contemplatif et je suis bien satisfaite de l'avoir vu chez moi, tranquillement. De longs passages de paysages, nature, temples, c'est doux et légèrement soporifique mais j'ai tout de même apprécié de le voir.

    "- Alors maintenant tu me connais ? (elle)
      - Non je te reconnais." (lui)

    dimanche 16 juillet 2023

    Kohrra - Brumes hivernales

     


    Je viens de terminer le visionnage de la série Kohrra (qui signifie brume ou brouillard en hindi) que j'ai trouvé excellente. Je recommande donc cette série policière vraiment bien menée : le rythme de la narration (chaque épisode se termine sur un coup de théâtre), la musique envoutante (violoncelle), le jeu des acteurs, apportent la gravité nécessaire à cette ténébreuse affaire qui en fait recèle plusieurs morts révélées au cours des 6 épisodes.

    Tout commence avec la découverte d'un corps dans un champ du Pendjab (nord ouest de l'Inde), celui d'un expatrié indien installé à Londres sur le point d'épouser une indienne dans un mariage arrangé. Les deux policiers chargés de mener les investigations partent à la recherche de témoins mais les pistes sont nombreuses et les témoins peu coopératifs ; dans le même temps ils doivent faire face à leurs problèmes personnels. 

    On découvre une Inde corrompue (jusqu'au plus niveau), le poids social, et les drames qui s'ensuivent pour ceux qui veulent suivre un chemin plus libertaire. Une réelle exploration dans la psychologie des personnages (remords, envie, jalousie, vengeance, passion) et personne ne sort indemne de ces brumes hivernales.

     

    saison 1 : 6 épisodes de 45 min 

    samedi 2 mai 2020

    The Mandalorian (2019)

     


    "Mando" est un chasseur de primes mandalorien, de la planète Mandalore, mais c'est aussi un humain qui a été adopté et qui a juré de ne jamais monter son visage devant un être vivant. Lorsqu'il est embauché pour ramener une "cible" de 50 ans qui s'avère être un bébé de la race de Yoda, la mandalorien décide de le sauver des griffes de son commanditaire et s'attire alors des ennuis avec ceux qui le pourchassent lui et son protégé.
     
    Je ne suis pas fan de l'univers des Star Wars, films devant lesquels je m'endors invariablement, au son des lasers ou des grognements de Chewbacca. Mais pour "the mandalorian", j'étais bien éveillée, de toute façon chaque épisode dure 45 mn. J'adore ! Le scénario est tel que je l'ai résumé supra, simple et efficace, ce qui me plait c'est de voir le revirement d'un chasseur de primes qui semble indestructible dessous son armure en Beskar, un métal précieux dont se servent les mandaloriens pour compléter leur protection.

     

    Avec Pedro Pascal dans le rôle du madalorien

    samedi 4 janvier 2020

    Deserving of the Name

    Epoque Joseon au début du XVIIème siècle (1517). Heo Im, un médecin acupuncteur doué et renommé est cependant assigné au dispensaire du fait de ses origines modestes et de sa pauvreté. Il espère secrètement être un jour appelé à la cour du roi et met de l'argent de côté pour pouvoir ouvrir son propre hôpital. Lorsqu'il est convoqué pour soigner le roi, il se retrouve de manière inexpliquée incapable du moindre geste : ses mains ne lui répondent plus. Tandis qu'il est chassé du palais, il est criblé de flèches au moment où il traverse un pont, il bascule alors au delà du parapet, sombre, se débat dans la rivière et se noie. Puis il est soudain attiré vers la surface et se retrouve assis dans le Cheonggyecheon, en plein coeur du Séoul de 2017. Complètement perdu, sans argent et sans comprendre ce qu'il lui arrive, il parvient à se diriger vers l'hôpital le plus proche et y fait la rencontre d'une chirurgienne, Choi Yeon Gyeong, à qui tout réussi , mais qui est secrètement hantée par la mort de son père dont elle se sent coupable, ce qui la tétanise lorsque qu'arrivent aux urgences des accidentés de la route.

    Alors que Im tente d'expliquer d'où il vient et qui il est (Heo Im a réellement existé et a écrit des livres sur la médecine traditionnelle) personne ne le croit. Il est pris pour un original pris de boisson. Errant dans Séoul, Im se retrouve devant une clinique de médecine orientale qui n'est autre que celle du grand-père de Yeon Gyeong. Les deux jeunes médecins vont devoir cohabiter mais grâce (où à cause) d'une étrange trousse d'acupuncture, Im est capable de voyager dans le temps à chaque fois qu'il meurt ; c'est ainsi que lorsqu'il protège Yeon Gyeong qui risque d'être accidentellement empalée en la prenant dans ses bras, il meurt et ils se retrouvent tous les deux 400 ans en arrière à l'époque Joseon. 

    Une série très drôle et avec du mystère qui est vraiment une belle série à voir sur le thème de l'engagement à être médecin, que ce soit en médecine "moderne" ou en médecine orientale (acupuncture). Les acteurs jouent leur rôle à merveille, j'ai trouvé qu'il n'y avait pas trop de placement de produits, ce qui est assez agaçant dans certains dramas où les marques sont vraiment très évidentes. Les différents voyages dans le temps que vont faire Im et Yeon Gyeong vont les aider à affronter leurs peurs, leurs souffrances, et leur permettre d'accomplir leur destin de vivre au service des autres.

    Deserving of the Name ou "Live Up to Your Name, Dr. Heo"
    série de 2017 vue en coréen avec sous-titres
    16 épisodes d'1h
    Réalisateur : Hong Jong Chan
    avec Kim Ah Joong (Choi Yeon Kyung) et Kim Nam Gil (Heo Im)
    #comédie #fantastique #médical #romance #voyage_temporel

    lundi 2 juillet 2018

    Falling for Innocence

    Kang Min-Ho, un homme d’affaires impitoyable, travaillant pour Golden partner, une entreprise de rachat de sociétés en faillite, décide de récupérer Hermia créée par son père et que son oncle s'est approprié d'office à la mort de son frère, écartant ainsi la veuve de l'héritage. Comme son père, Kang Min-Ho, souffre d'une maladie cardiaque et son docteur vient de lui apprendre qu'il n'a plus qu'un mois à vivre à moins d'être transplanté. Tandis que Hermia est en difficultés financières à la suite d'un sabotage dans l'usine (fabrication de produits de beauté), Min-Ho débarque avec son équipe chez Hermia et il rencontre Kim Sun Jeong, qui est la secrétaire de direction. Sun Jeong est fiancée à Ma Dong Wuk, un policier. Elle, Ma Dong et Jun Hee, qui est l'avocat de la compagnie Hermia, sont 3 amis inséparables depuis plus de 20 ans. Tandis que Dong Wuk succombe à la suite d'un accident de voiture, Min-Ho a une enième crise cardiaque ; Min-Ho est alors transplanté avec le coeur de Dong Wuk (il ne le sait bien sûr pas tout de suite). Peu à peu, son caractère change, il est capable d'empathie, lui qui ne ressentait que du ressentiment, et est attiré de manière incompréhensible par Sun Jeong pour qui il ne ressent que du mépris car c'est la fille de l'homme qu'il rend responsable de la "prise" de l’entreprise familiale par son oncle (raisonnement injuste car elle n'y est pour rien dans la reprise de Hermia par l'oncle "véreux"). Tandis que Sun Jeong porte le deuil de Dong Wuk, Jun Hee qui est secrètement amoureux d'elle l'entoure de menues attentions et envisage même de lui déclarer sa flamme et de l'épouser. Parallèlement à toutes ces histoires, la police découvre que Ma Dong Wuk était sur le point de découvrir l'auteur du sabotage et qu'il aurait été tué à cause de cela. Ce qui n'était au départ d'un banal accident de la route avec délit de fuite se transforme en enquête pour meurtre. 
     
    Après cette entrée en matière qui semble complexe, vous comprendrez qu'il s'agit là de plusieurs thèmes abordés, peut-être un peu trop :
    - la malformation de naissance et le don d'organe
    - la spoliation de société au sein d'une famille (alors que les coréens sont censés protéger celle-ci)
    - les accidents de voiture (nombreux en Corée) et les délits de fuite
    - l'espionnage industriel et le recours au sabotage pour faire chuter la valeur d'une entreprise
    - le rachat de société avec des moyens peu recommandables pour arriver à ses fins
    - le triangle amoureux, ici un quatuor (le 4ème étant le coeur résilient)

    mais qu'au final, j'ai tenu bon et apprécié car il a beaucoup d'humour malgré les tragédies des uns et des autres. C'est vraiment une comédie dramatique, servie par de bons acteur, Kim So Yeon (vue dans I need romance) est impeccable et offre avec Jeong Gyeong Ho un couple atypique qui se construit presque d'une façon "surnaturelle" (je ne pense pas qu'un coeur transplanté occasionne un amour soudain ni de changement de caractère !). L'ensemble forme une série à suivre assez enthousiasmante, surtout grâce à l'intrigue policière, mais 16 épisodes c'est tout de même trop long car il y a quelques petites redondances scénaristiques qui n'apportent pas grand chose au dénouement.

     

    • 순정에 반하다
    • en 16 épisdes d'1h
    • réalisateur : Ji Yeong Su
    • acteurs : Jeong Gyeong Ho (Min Ho, l'homme d'affaires)
    • Kim So Yeon (Sun Jeong, la secrétaire de direction)
    • Yun Hyeon Min (Jun Hee, l'avocat de Hermia amoureux de So Yeon)
    • Jin Gu (Ma Dong Wuk, le fiancé de Sun Jeong)

    samedi 16 juin 2018

    Love Rerun


    Minami Sayaka est graphiste dans une entreprise de communication, à 30 ans elle est toujours célibataire car secrètement amoureuse de Ryosuke, un ami d'enfance un peu plus âgé qu'elle qui vit en couple et va prochainement se marier. A la suite d'une soirée, Sayaka se réveille dans l'appartement de Shohei, un homme séduisant qui lui annonce qu'ils vivent ensemble depuis 3 mois. Sayaka cherche à retrouver la mémoire disparue et les circonstances qui ont mené à cette amnésie. 
     
    Si l'idée de départ était originale (le saut dans le temps) j'ai été vite désenchantée par le rythme de l'histoire qui s'empêtre hélas. 10 épisodes pour ça, je pense qu'un film d'une heure aurait largement été suffisant et plus percutant. Les acteurs ne sont pas exceptionnels (surtout pathétiques et passifs), l'actrice principale est drôle, c'est aussi à elle qu'il arrive une sacrée aventure ; disons que je me suis ennuyée plus que j'ai ri c'est dommage car il s'agit d'une comédie dramatique sur le thème des relations de couple et du monde du travail au Japon avec les éventuelles perspectives de pouvoir travailler à l’international.
    • un feuilleton de 2018 en 10 épisodes
    • vus en VOSTA (Japonais) 
    • réalisateur : Kyohei Fujimura
    • acteurs : Nakamura Anne (Sayaka), Furukawa Yuki (Machida Shohei) et Otani Ryohei (Ryosuke, l'ami d'enfance et amoureux secret)

    Jurassic World : Fallen Kingdom


     

    Benjamin Lockwood, un vieil ami et collègue de John Hammond embauche une équipe de 4 scientifiques spécialistes pour tenter de sauver quelques dinosaures prisonniers sur l'île Isla Nublar où un volcan en phase de réveil menace de les exterminer (de nouveau), et tenter de les acheminer dans un sanctuaire sécurisé. Lorsque l'équipe arrive, ils découvrent que les mercenaires qui sont à la manœuvre pour déplacer les dinosaures sont en fait prêt à tout pour récupérer certaines espèces dangereuses afin de les vendre aux enchères à de grandes puissances (militaires).

    Sans surprise, j'ai adoré ! Je suis une inconditionnelle du roman que j'ai lu il y a maintenant longtemps ; "Jurassic Park et Le Monde perdu" de Michael Crichton que je recommande. Il est encore ici question de manipulation génétique : avec la création dans un laboratoire, et en secret, d'un dinosaure féroce l'Indominus Rex (soit-disant contrôlable par l'homme) qui pourrait être employé comme arme destructrice.
    [Vous découvrirez également une autre "créature" issue de ce laboratoire].
    Sans chercher à comprendre les invraisemblances du scénario, on passe un bon moment d'effets spéciaux, d'actions et de rires. Mention spéciale à "Blue" : le vélociraptor femelle dressée par Owen qui ferait presque fondre mon petit coeur. 

     

    • réalisateur : Juan Antonio Bayona
    • acteurs : Chris Pratt (Owen, le dresseur de vélociraptor), Bryce Dallas Howard (Claire, de l'association protectrice des dinosaures), Justice Smith (le "geek", bref celui qui maîtrise d'électronique et l'informatique), Daniella Pineda (Zia Rodriguez la paléo-vétérinaire). 

    Le sens de la fête



    Max, un organisateur d'événementiel spécialisé depuis trente ans dans les mariages est chargé de celui de Pierre et Héléna dans un magnifique château du 17ème siècle. Le client exigent a mis les moyens et Max a donc fait ce qu'il faut : recruté une brigade de serveurs, cuisiniers, plongeurs, quelques "extra " ; il a même réussi à suggérer au futur marié un photographe de ses amis (pas le meilleur), ainsi que l'orchestre d'animation de la soirée qui a remplacé au pied levé l'orchestre prévu décommandé à la dernière minute. Tout ce stress l'épuise (faire plaisir à la clientèle et faire plaisir à sa famille, amis et connaissances qui ont moins de "réseau" que lui et attendent de lui qu'il leur trouve un travail) et il songe fortement à "passer la main" et à revendre son affaire. Aussi, lorsque l'organisation du mariage est constamment bouleversée par une succession de contretemps, il n'est pas loin de penser qu'il a pris la bonne décision.


    Contre toute attente (j'ai beaucoup de mal à apprécier les films comiques français en ce moment), j'ai beaucoup aimé cette satyre sociale qui nous plonge dans le weekend explosif d'un homme d'affaires confronté aux lubies des clients et la série de catastrophes qui s'enchaînent, compromettant le bon déroulement des festivités. C'est au final très drôle grâce aux jeux des acteurs et à la réalisation dynamique qui nous propulse dans les coursives du château, côté cour et côté jardin. Dommage que l'on soit obligé de subir quelques clichés habituels (adultère, divorce, alcoolisme, racisme,...).

    ♥Mention spéciale aux acteurs tamoul qui sont très drôles et au fond, les "philosophes" de toute cette aventure.

     

    réalisateurs : Eric Toledano et Olivier Nakache
    acteurs : Jean-Pierre Bacri : Max, l'organisateur de mariage
    Jean-Paul Rouve : Guy, le photographe
    Gilles Lellouche : James, l'animateur
    Eye Haïdara : Adèle, l'adjointe de Max
    Gabriel Naccache : Bastien, le stagiaire du photographe (très bien)
    Benjamin Lavernhe : Pierre, le futur marié (excellent !)
    Judith Chemla : Héléna, la future mariée

    dimanche 27 mai 2018

    My Husband Oh Jak-Doo


    Seung Ju est productrice et a bien réussi sa vie mais, alors qu'elle approche la trentaine, elle se rend compte que son statut de célibataire ne lui facilite pas la vie au quotidien en l'empêche de disposer de promotions avantageuses. Un jour, elle retrouve la touriste canadienne qu'elle hébergeait morte dans sa maison et comprend que quelqu'un désire sa mort. Dans le même temps, on lui propose de filmer un reportage sur un certain Oh Hyeok, un mystérieux fabriquant de Geomungo "à l'ancienne" mais celui-ci vit retiré dans la campagne. Seung Ju décide de se rendre dans le village où se situe le terrain dont elle a hérité à la mort de sa tante ; elle découvre qu'un homme habite sur sa parcelle. Après l'avoir menacé d'expulsion, elle lui propose un marché : elle le laissera jouir du bois et des cultures en échange de devenir son époux ce qui lui assurera une certaine reconnaissance sociale. A la grande surprise de leur entourage respectif, la citadine Seug Ju épouse le paysan rustre Oh Jak Du, lesquels ne tardent pas à tomber amoureux, de leur différences mais aussi de leur sensibilité.

     

    Ce drama a bien commencé malgré certaines situations exagérées comme "l'homme retiré dans la forêt depuis 15 ans qui vit entouré d'ajumma qui n'arrêtent pas de l'épier et de le surveiller ! Les scénaristes ne l'ont pas raté en lui donnant un air abruti ce qu'il n'est absolument pas (et on le verra dans le déroulement de l'histoire). Ce qui m'a plu surtout c'est que l'on parle d'un instrument traditionnel : le Geomungo (거문고), une sorte de cithare. La romance tient la route, les acteurs sont très attachants et romantiques à souhait. Malgré quelques longueurs de scénario (la série aurait largement pu être bouclé en 16 épisodes d'une heure ce qui est habituellement la norme des feuilletons que je regarde), la série est agréable à regarder et surtout bourrée d'humour. L'histoire devient plus intéressante au 12ème épisode lorsque le secret de Jak Doo est révélé. Bémol sur l'évolution de la relation amoureuse entre les acteurs principaux vraiment trop gnangnan et pas du tout réaliste pour un couple qui finit par s'aimer vraiment ; U-IE était bien plus touchante dans le drama "Marriage Contract" ici je l'ai trouvée souvent à "côté de la plaque", j'ai en revanche découvert l'acteur Kim Kang Woo, très bon acteur qui passe de "l'homme des bois" un peu bête en séduisant créateur de Geomungo, en digne héritier de son grand-père. Une série sur la condition des femmes en Corée, l'importance du statut social, mais aussi sur la transmission culturelle.

     

    • un feuilleton réalisé par de Baek Ho Min
    • 24 épisodes d'1h vus en coréen
    • avec U-IE (Seung Ju) et Kim Kang Woo (Oh Jak Du & Oh Hyeok)

    samedi 12 septembre 2015

    Tokyo Dogs (2009)


    So Takakura s'est juré d'arrêter Jinno l'assassin de son père et s'est engagé dans la police. Ayant appris que le criminel est à New-York, il intègre la police new-yorkaise. Lors d'une opération "piège" tendu à des dealers dont ceux de l'équipe de Jinno, sa cible lui échappe de peu, mais lors de la fusillade, une jeune femme sort de la voiture de Jinno avant de s'évanouir. La police de New-York renvoie So au Japon avec la jeune femme choquée et amnésique. Complice ou victime, il est décidé de la placer sous la surveillance de So et de son nouveau coéquipier Marudo. Le piège se referme lentement autour de Jinno qui se fait passer pour mort, et au fil des jours et des enquêtes, Yuki retrouve la mémoire tout en tombant amoureuse de So, son protecteur parfois brutal dans son désir de l'obliger à se rappeler qui elle est et surtout quel est le lien qui la rattache à Jinno. 
     
    Mon avis Excellente série policière nippone qui a beaucoup d'humour et qui me permet de revoir le talentueux Shun Oguri qui jouait Rui Hanazawa dans la série "Hana Yori Dango". Voilà un moment déjà que j'ai achevé le visionnage de cette série mais il m'en reste un bon souvenir : du rythme dans les scènes, de l'humour surtout grâce aux caractères complètement opposés entre les deux coéquipiers : So le coincé, le respectueux, poli, réservé, toujours tiré à 4 épingles et Maruo, beaux parleur, effronté, playboy et au look d'un hippie

    jeudi 16 novembre 2006

    Désaccord parfait

     

    Deux anciens amants - lui : Louis Ruinard (Jean Rochefort), elle : Alice d'Abanville (Charlotte Rampling) - se retrouvent 30 ans après leur idylle brusquement interrompue. Que reste t'il de leur amour ? Je vais vous le dire.

    Le film se passe à Londres, les dialogues anglais quand il y en a (un tiers me semble t'il) sont sous-titrés. Louis Ruinard, réalisateur français sur le point de tourner un film et présent avec toute son équipe en Angleterre, va se voir remettre un prix lors de la cérémonie des BATAR par son ancienne muse et grand amour de sa vie, Alice d'Abanville, devenue actrice de théâtre. D'abord décontenancé par l'idée de revoir celle qui l'a quitté sans explication, il se met à espérer. De son côté elle ne se réjouit pas de cette rencontre obligée, mais "the show must go on" et elle accepte de le revoir. S'ensuivent des moments d'échanges verbaux des plus jubilatoires avec ce mélange d'ingénuité (pour lui) et d'humour british et caustique (pour elle) :
    Lui : tu n'as pas changé !
    Elle : j'aimerai te retourner le compliment !
    Lui voudrait bien renouer et comprendre pourquoi elle est partie. Elle refuse de regarder en arrière et se garde bien de se mettre en état d'éprouver à nouveaux de tendres sentiments. Pourquoi ? Ne lisez pas la suite si vous n'aimez pas savoir la fin des films. Alice s'est mariée avec un lord Anglais Evelyn Gaylord (Ian Richardson), qui est gay
    Lui : je sais qu'il est gay (ils se sont croisés dans une boite de nuit pour hommes)
    ...
    Oui ! Je sais que Lord Gaylord est gay !mais elle a un fils Paul (James Thiérrée). Tout est parfait dans sa vie : une belle maison, de beaux vêtements, un travail passionnant (elle répète la pièce "Titus Andronicus" de William Shakespeare), et s'amuse de temps à autre avec de jeunes éphèbes (dixit Louis Ruinard).

    Après avoir simulé un malaise, et obligé de faire un check-up qui finit par l'alarmer, Louis (70 ans) se voit déjà dans la tombe et désire par dessus tout affronter les vérités qui s'insinuent en lui ! Paul est-il son fils ? Alice l'aime t'elle encore ?
     
    Oui aux deux questions posées. L'occasion pour nous de découvrir l'émotion avec laquelle il approche son grand garçon de 30 ans. Comment Charlotte Rampling (60 ans) finit par céder à l'appel du souvenir et découvre (pudiquement, cela va sans dire !) son corps nu. Ah ! Je ris encore de la scène où Louis sort (enfin) de la salle de bain tout émoustillé et enroulé de... (chut, non ça je ne le dis pas !).

    Désaccord parfait est, vous l'aurez compris, une comédie attendrissante où les deux acteurs principaux sont vraiment en forme dans leur force d'âge. Et s'ils ont pris du plaisir à jouer, j'ai pris du plaisir à les retrouver.

    Addendum : j'ai envie d'ajouter une mention particulière pour Charles Dance (qui joue le rôle du maître de cérémonie des BATAR), un acteur que j'aime beaucoup et que j'avais adoré dans "Le joyau de la couronne", un feuilleton tiré des romans de Paul Scott faisant Le Quatuor indien (Le joyau de la couronne, Le Jour du scorpion, Les Tours du silence, Le Partage du butin). 
     
    Réalisateur : Antoine de Caunes
    Genre : comédie